Le sang des Quatre – C. Golden et T. Lebbon

La quatrième :

Dans le vaste royaume de Quandis, tout le monde est esclave. Certains sont esclaves des dieux ; d’autres, des hommes.

Protégée par les divinités, vivant dans le luxe et le confort, la famille royale s’acquitte de ses devoirs sans états d’âme. Cependant, tous n’apprécient pas les contraintes de leur fonction. Jeune femme à l’ambition dévorante, la princesse Phela refuse de laisser une poignée d’obstacles – parmi lesquels sa mère, la reine et son frère, l’héritier du trône – lui interdire l’accès à la gloire et au pouvoir dont elle rêve de s’emparer.

Tout au bas de l’échelle, à l’opposé de la famille royale, se trouvent les Baju. Pauvres et opprimés, les membres de cette caste misérable n’ont que deux manières d’échapper à la servitude : la prêtrise… ou la mort.

La magie ayant été bannie de Quandis, l’élite et les Baju coexistent dans une atmosphère de paix relative depuis des siècles. Or, poussée par sa soif de pouvoir, la princesse Phela s’apprête à déclencher une série d’événements aux conséquences irréversibles…



Quand les humains convoitent la magie des dieux, ça finit toujours très mal … 

Jamais, en lisant les toutes premières pages de ce roman écrit à deux mains, je n’aurais imaginé être emportée aussi loin de mon point de départ. Cette histoire, telle une vraie tornade, prend rapidement une ampleur imprévue, dévaste tout sur son passage, et nous laisse hagards, stupéfaits face à la tournure prise par les événements. Bref, pour moi, ce roman est une véritable réussite !

A Lartha, capitale du royaume de Quandis, la famille royale, les nobles, les prêtres et les Baju (un peuple d’esclaves-nés) vivent dans une sorte d’équilibre pour le moins précaire et fondé sur l’injustice. Lorsque la reine et la princesse Phela vont faire la découverte d’une magie jusqu’ici protégée par les prêtres, les fondations du royaume vont (littéralement) trembler, faisant s’effondrer la société telle qu’elle existait depuis la nuit des temps …

J’ai adoré la façon dont les auteurs parviennent à imbriquer tous les éléments de leur histoire pour constituer une fresque absolument épique et imprévisible. Les destinées et les événements sont tous savamment orchestrés pour que tout se croise en un final explosif. Les personnages prennent quasiment tous des chemins auxquels on ne s’attend pas, avec au bout du parcours, des destins plus ou moins funestes. C’est violent et cruel, personne n’est épargné. Meurtres et tortures, vengeances et haines féroces règnent en maître dans ce royaume irrésistiblement entraîné dans le sillage d’une royauté abrutie par l’ambition. Mais – et c’est bien ça que j’aime le plus – il y a le pendant de cette folie : des femmes et des hommes de l’ombre prêts à tout pour le bien, pour sauver la ville et pour restaurer la justice dans un monde aveuglé par ses préjugés. Ce sont ces personnages que j’ai eu le plus de mal à quitter.

Sachant qu’il s’agit ici d’un one shot de moins de 600 pages, je suis totalement soufflée par ce que les deux auteurs ont réussi à en faire. Un tour de force d’écrire un tome unique qui a autant de puissance qu’une saga ! A lire !

Note finale : 9/10

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