Pivoine – Pearl Buck

La quatrième : 

Pivoine, la petite esclave chinoise, est au centre de ce roman qui évoque avec un talent admirable la vie quotidienne d’une famille dans la Chine d’avant Mao.
Pivoine possède toutes les qualités des grands livres de Pearl Buck et surtout cette chaleur humaine, cet amour de la vie, ce désir d’un monde meilleur, qui ont fait l’immense succès de la grande romancière américaine.



Quand j’ai su que Pearl Buck était au programme du Reading Classics Challenge de janvier, j’y ai vu l’opportunité parfaite de continuer à découvrir une autrice qui m’avait touchée en plein coeur à deux reprises déjà. Vent d’est vent d’ouest et Pavillon de femmes ont été deux magnifiques lectures, sensibles, intelligentes et poétiques. Cette fois-ci, j’ai donc porté mon dévolu sur Pivoine, l’histoire d’une jeune esclave chinoise oeuvrant pour une famille juive installée depuis plusieurs générations en Chine.

Ce roman s’est avéré bien plus sombre que mes précédentes lectures de l’autrice, et pourtant on y retrouve inlassablement cette douceur, cette humanité propres à Pearl Buck. En effet, l’histoire de Pivoine et de la famille Ezra est émaillée de terribles drames et de désillusions, mais aussi d’amitiés entre peuples très différents et d’amours profonds.

Cependant, ce roman n’a pas été une aussi belle rencontre littéraire que les précédents, essentiellement parce que la thématique de la religion juive et de ses traditions était trop mise en avant. Ces passages m’ennuyaient, tout simplement. Qui plus est, j’ai été assez dérangée par ce qui m’a semblé être une critique de cette religion, donnant une image un peu ridicule de ses plus fervents adeptes. Je ne peux pas dire que je ne suis pas d’accord, étant moi-même plus que réfractaire aux concepts de foi aveugle, mais j’ai tout de même trouvé la critique un peu trop acerbe.

Mais le destin de Pivoine n’en reste pas moins extrêmement fort et bouleversant. L’adolescente amoureuse tourmentée par l’immuabilité de son destin devient au fil des années une femme mûre pleine de sagesse. Les histoires de Pearl Buck ne sont pas des contes de fée, il n’y pas de miracle ou de prince charmant accourant pour transformer une jeune esclave en princesse. Mais il y a cette volonté, cet amour pour la vie, cet esprit fort et battant qui permet aux êtres humains de s’élever au-dessus de leur condition et d’en tirer le meilleur. Il y a des femmes fortes et indépendantes, résolues à prendre soin de ceux qu’elles aiment et à respecter leurs valeurs, coûte que coûte. C’est ce qui est le plus marquant dans son oeuvre.

Je ne recommanderais peut-être pas d’attaquer l’oeuvre de Pearl Buck par ce titre, mais on y retrouve tout de même ce qui fait l’immense force de cette autrice passionnée par la culture chinoise. De mon côté, je ne vais certainement pas m’arrêter là – pas moins d’une trentaine d’ouvrages  de cette grande dame me tendent encore les bras !

Note finale : 7/10

 

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