Le Berger de l’Avent – Gunnar Gunnarsson

La quatrième : 

Comme chaque année début décembre, Benedikt se met en chemin avec ses deux fidèles compagnons, son chien Leo et son bélier Roc, avant que l’hiver ne s’abatte pour de bon sur les terres d’Islande. Ce qui compte avant tout pour ces trois arpenteurs au coeur simple, ce sont les moutons égarés qu’il faut ramener au bercail.
Ils avancent, toujours plus loin, de refuge en abri de fortune, dans ce royaume de neige où la terre et le ciel se confondent, avec pour seuls guides quelques rochers et les étoiles. En égaux ils partagent la couche et les vivres. Mais cette année, le blizzard furieux les prend en embuscade …



Le premier dimanche de l’Avent marquait le début des préparatifs pour les fêtes de Noël. Chacun s’y préparait à sa manière, mais celle de Benedikt n’appartenait qu’à lui.

J-5 avant Noël. Déjà ! Alors pour ceux qui ont la chance d’être en vacances ce soir et qui vont pouvoir profiter du moment le plus hygge de l’année, je vous propose aujourd’hui une petite douceur qui vous fera patienter jusqu’aux cadeaux et aux bûches …

Poète et romancier islandais célèbre, Gunnar Gunnarsson signe ici un tout petit roman plein d’une force tranquille qui agit comme un baume sur cette fin d’année. Je n’avais pas encore découvert sa plume, mais sans surprise, l’âme de l’Islande vibre sous ses mots avec autant de force que chez ses compatriotes … et j’adore ça !

Tant de tempêtes se déchaînent dans le monde. Ici, loin de tout, dans ce petit coin paisible de l’univers, seul le ciel était en guerre.

Bien qu’on s’inquiète pour Benedikt qui part affronter la tempête pour ramener quelques moutons isolés, c’est surtout la volonté de cet homme et son amour de la nature et des bêtes qui nous marquent profondément, ligne après ligne. La joie simple de son fidèle chien, Léo, et l’intelligence placide de son vieux bélier, Roc, telles deux images bien vivantes de la personnalité de ce berger atypique, fascinent et apaisent. Et il y a cette tempête, ce blanc infini qui nous enveloppe totalement. On a peur de se laisser ensevelir, de se perdre, et pourtant on se prend très vite à avoir totalement foi dans ce trio pour qui cette nature déchaînée et sauvage n’a pas de secret. Inspiré de faits réels et publié en 1936, ce roman semble aussi être une métaphore des orages – passés et à venir – planant au-dessus de l’Europe.

A déguster comme un petit conte de Noël, Le Berger de l’Avent est une merveilleuse histoire pleine de solidarité, d’intelligence et de simplicité. A relire probablement chaque année pour en percer toutes les subtilités car ces quelques dizaines de pages renferment sans nul doute un émerveillement infini.

Note finale : 8/10

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close