Cent millions d’années et un jour – Jean-Baptiste Andrea

La quatrième : 

1954. C’est dans un village perdu entre la France et l’Italie que Stan, paléontologue en fin de carrière, convoque Umberto et Peter, deux autres scientifiques. Car Stan a un projet. Ou plutôt un rêve. De ceux, obsédants, qu’on ne peut ignorer. Il prend la forme, improbable, d’un squelette. Apatosaure ? Brontosaure ? Il ne sait pas vraiment. Mais le monstre dort forcément quelque part là-haut, dans la glace. S’il le découvre, ce sera enfin la gloire, il en est convaincu. Alors l’ascension commence.
Mais le froid, l’altitude, la solitude, se resserrent comme un étau. Et entraînent l’équipée là où nul n’aurait pensé aller.



Suis-je victime d’une malédiction ? C’est le quatrième livre de la rentrée littéraire 2019 que je lis, et encore une fois, je passe à côté … Et pourtant, j’étais sûre et certaine qu’il allait me plaire ! Il y avait tout ce qu’il faut pour ça ! Attention, ne vous y méprenez pas, j’ai apprécié ce roman mais … c’est tout. Il ne m’a pas marquée, ce n’est pas un coup de coeur.

L’automne rôde aux portes du plateau. Gio l’a senti. Il sait que la saison a reniflé notre présence, elle aussi. Je crois à mon tour percevoir son souffle, un filament neigeux dans la texture de l’été, qui nous effleure et qui nous jauge. Le compte à rebours a commencé.

Pourtant, la plume de Jean-Baptiste Andrea est époustouflante. Il a une façon de manier les mots qui touche au sublime. Paysages et psychologies, tout se transforme sous sa plume en une poésie bouleversante. 

Mais alors, me direz-vous, pourquoi un bilan si mitigé ?

Il n’y a pas de violence auto-infligée. Elle vient toujours de loin, du dehors, quelle que soit la main qui porte la lame sur les derniers centimètres, tout contre la peau. (…) A force d’affirmer que, dans la famille, nous avions la tristesse dans les veines, ma mère se les était ouvertes un jour, pour la laisser sortir. Ça n’avait pas marché, et la tristesse est restée.

Je pense tout simplement que je n’ai pas été prise dans l’histoire. Il faut dire que le roman est court, peut-être que ça a joué. A peine commence-t-on à connaître un peu cette petite bande de passionnés de paléontologie qu’on les quitte. Et c’est peut-être la force de ce roman, esquisser en quelques phrases brèves, en quelques courts chapitres des personnages et des moments intenses. Mais je ne l’ai pas ressenti de cette façon, j’en aurais voulu plus. La folle quête de Stan, qui à partir de ouï-dire s’embarque pour une périlleuse ascension à la recherche d’un hypothétique squelette de dinosaure, m’a laissée de marbre, tout comme le héros qui m’a paru … un peu pathétique.

Je suis la première navrée de cette déception, et vraiment je me demande si un sort n’a pas été jeté sur mes lectures de la RL, mais en revanche les mots de Jean-Baptiste Andrea vont longtemps trotter dans ma tête, et cette plume incroyable me donne envie de lire Ma reine, son premier roman. Qu’en avez-vous pensé de votre côté ?

Note finale : 6/10

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