Ici n’est plus ici – Tommy Orange

La quatrième :

À Oakland, dans la baie de San Francisco, les Indiens ne vivent pas sur une réserve mais dans un univers façonné par la rue et par la pauvreté, où chacun porte les traces d’une histoire douloureuse. Pourtant, tous les membres de cette communauté disparate tiennent à célébrer la beauté d’une culture que l’Amérique a bien failli engloutir. À l’occasion d’un grand pow-wow, douze personnages, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, vont voir leurs destins se lier. Ensemble, ils vont faire l’expérience de la violence et de la destruction, comme leurs ancêtres tant de fois avant eux. Débordant de rage et de poésie, ce premier roman, en cours de traduction dans plus d’une vingtaine de langues, impose une nouvelle voix saisissante, véritable révélation littéraire aux États-Unis.



Deuxième lecture de la rentrée littéraire … deuxième déception. Et pourtant, j’ai lu une quantité de critiques élogieuses, bien plus que pour le roman de Nathacha Appanah. A nouveau, ce n’est pas qu’il s’agit d’un mauvais livre, pas du tout, mais je n’ai pas accroché. Le charme n’a tout simplement pas opéré sur moi, je pense.

La faute à trop de personnages peut-être ? Je n’ai pas vraiment eu le temps d’être touchée par eux, même si certaines histoires, très douloureuses, ne peuvent être lues sans provoquer un noeud dans le coeur. L’entrecroisement de tous ces chemins lors du Grand pow-wow à la fin du roman, de toutes ces histoires différentes et pourtant étrangement similaires, est une très belle réalisation mais comme à peine ébauchée. J’en aurais voulu plus.

La plaie ouverte par les Blancs quand ils sont arrivés et ont pris ce qu’ils ont pris ne s’est jamais refermée. Une plaie non soignée s’infecte. Devient une plaie d’un type nouveau, de même que l’histoire de ce qui s’est réellement passé est devenue une histoire d’un nouveau type. Toutes ces histoires que nous n’avons pas racontées pendant si longtemps, que nous n’avons pas écoutées, font simplement partie de ce qu’il faut soigner.

La faute à trop de noirceur ? Bien peu d’espoir traverse ce roman, qui vient peser sur nos épaules comme le lourd poids de l’héritage amérindien pèse sur toutes ces âmes. C’est sans doute l’intention de l’auteur, de montrer au monde ce qu’est la vie des Indiens d’Amérique aujourd’hui, de ces « pommes » des villes, rouges à l’extérieur, blanches à l’intérieur. Mais le bilan est d’un incroyable pessimisme. Alcoolisme, drogue, abandons, violences, viols … n’y-a-t-il pas de familles indiennes heureuses ? Tout est-il si noir ?

Et la plume de Tommy Orange n’a pas compensé à mes yeux le récit un peu trop rapide et l’atmosphère sombre et pathétique qui plane inlassablement sur toutes les pages du roman. Vu toutes les éloges qui pleuvent sur ce récit, il faut sans doute en conclure que la clé du roman m’a totalement échappée … Et je crois que je vais un peu renoncer à cette rentrée littéraire, du moins pour un petit moment !

Note finale : 6/10

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