Blackwing t.1 – Ed McDonald

La quatrième : 

Sous son ciel brisé et hurlant, la Désolation est une vaste étendue de terre ravagée, née quand la Machine, l’arme la plus puissante du monde, fut utilisée contre les immortels Rois profonds. De l’autre côté de ce désert, grouillant de magie corrompue et de spectres malveillants, les Rois et leurs armées observent encore –  et attendent leur heure…

Pour Ryhalt Galharrow, la Désolation n’a pas de secrets. Chasseur de primes armé pour affronter les hommes comme les monstres, il la traverse en quête d’une jeune femme aux mystérieux pouvoirs. Quand il se retrouve pris dans une attaque qui n’aurait jamais dû être possible, émanant des Rois profonds eux-mêmes, seule l’intervention inattendue de celle qu’il recherche lui sauve la vie.

Jadis, cette femme et lui se connaissaient bien. Voilà qu’ils se redécouvrent au milieu d’une conspiration qui menace de détruire tout ce qui leur est cher, et qui pourrait mettre un terme à la trêve fragile de la Machine…



J’attendais beaucoup de ce roman dont je trouve la quatrième de couverture extrêmement alléchante. Mais malheureusement, j’en attendais peut-être trop …

Blackwing est un roman de dark fantasy qui m’a parfois fait penser aux Annales de la compagnie noire non seulement parce que l’ambiance globale est très sombre et glauque mais aussi à cause des Sans-Noms, ces sortes de dieux qui manipulent à l’envi les mortels pour arriver à leurs fins. Mais alors que l’univers très complexe et intriguant des Annales m’avait tout de suite happé, je dois dire que je suis longtemps restée de marbre face à celui de Blackwing. Notre héros, Ryhalt Galharrow, n’est au départ pas particulièrement attachant, et malgré une narration à la première personne, on sait peu de choses de lui, de ses motivations, de son passé. Qui plus est, l’auteur va parfois un peu trop loin dans la vulgarité (heureusement ce n’est qu’occasionnel). J’ai également été un peu déroutée par le mélange des genres, car s’il s’agit avant tout d’un ouvrage de fantasy, il y a aussi un étrange côté steampunk (sans le contexte XIXe siècle) dû à l’existence d’une certaine forme d’électricité, de structures en fer et d’armes à feu. De la science-fantasy, peut-être ?

Certains hommes sont nés pour charmer les dames et répandre leur semence irresponsable sur terre. D’autres existent pour façonner de formidables oeuvres d’art qui inspirent les rêves et développent la créativité sur des générations. D’autres encore sont là pour labourer les champs, poser du pain sur la table et apprendre à leurs fils à labourer les champs, poser du pain sur la table et éduquer leurs propres fils.
Personnellement, j’étais né pour tuer.

Il m’a fallu arriver à la moitié du roman pour commencer à réellement m’intéresser à l’histoire, parce que les relations entre les personnages ont commencé à se complexifier et l’intrigue à se densifier. Là, j’ai vraiment ressenti un frisson d’exaltation face à la menace contre laquelle doit lutter Galharrow alors que le temps et les alliés se réduisent comme peau de chagrin. Le désespoir et la noirceur planent sur ce récit ce qui le rend intense et je dois bien avouer que si l’univers ne m’a pas paru assez dense, il est en tout cas très bien ficelé et cohérent. Mais il aurait mérité d’être plus creusé. La Désolation, notamment, est finalement à peine esquissée, on croise un ou deux de ses monstres, on sent son ciel menaçant peser sur la frontière mais on en reste là.

La fin, explosive, m’a agréablement surprise mais je ne sais pas si je poursuivrais avec le tome 2. Je ne peux pas dire que ce soit un mauvais roman de fantasy, ce n’est vraiment pas le cas, mais malgré une seconde partie bien plus prenante, je n’ai pas adhéré plus que ça à cette création d’Ed McDonald. C’est toute la difficulté avec les romans de fantasy : si la magie n’opère pas, si le roman n’arrive pas à me transporter complètement dans son univers, la lecture reste en demi-teinte et je reste sur ma faim. Dommage !

Note finale : 6/10

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