Le masque de la mort – David Gemmell

La quatrième :

Londres est en ébullition : dans une société en pleine mutation, la pauvreté exacerbe les tensions raciales et divise la population. C’est au cœur de ce contexte étouffant que des femmes se mettent à disparaître : un tueur au sinistre masque les assassine les unes après les autres, sans laisser le moindre indice derrière lui. La presse fascinée l’appelle bientôt Le Masque de la Mort.

Jeune journaliste ambitieux, Jeremy Miller se verrait bien couvrir l’affaire, au lieu de perdre son temps à rédiger des articles complaisants sur des sujets communs.

Alors, quand les meurtres commencent à recouper ses propres reportages, Jeremy est donc le premier surpris. Et bientôt le premier en ligne de mire…



Si Gemmell est avant tout un maître de l’héroïc-fantasy, il lui est aussi arrivé d’écrire des thrillers. Le manuscrit de ce roman a été retrouvé par Stella Gemmell, son épouse, après son décès et a donc été publié en VO en 2017 seulement.

Le masque de la mort est somme toute une histoire assez classique de serial killer, mais le gros point fort de ce roman, c’est son personnage principal, Jeremy Miller. Ce jeune journaliste imbu de lui-même et maladroit ne cesse de se mettre les gens à dos, mais comme il s’exprime à la première personne, on comprend rapidement qu’au fond de lui, c’est juste un gamin paumé, seul et un peu effrayé. Cette affaire, qui au départ ne lui est même pas confiée, va le mener sur la route de personnages hauts en couleur qui vont le faire grandir. Le concept d’anti-héros dans les romans policiers n’est pas une nouveauté mais ici on n’a pas un policier alcoolique ou un journaliste désabusé, je trouve que sa personnalité est un vrai vent de fraîcheur dans le monde du roman noir.

« – Tu n’es pas doué pour les compliments, c’est ça, Jeremy ? Ni pour la gratitude.
– Non. En revanche, je suis hyper doué pour être un connard.
– Le reconnaître, c’est déjà gagner la moitié de la bataille, fiston. Tu es sur la bonne voie. »

On retrouve le mordant propre à David Gemmell qui s’exprime aisément à travers les enquêteurs et les journalistes. Il y a de sacrés punchlines et ça m’a fait sourire plus d’une fois. Même son goût pour la littérature de l’imaginaire se retrouve dans les personnages d’Ethel, une voyante très attachante, et de son étrange ami Mr Sutcliffe.

Outre sa trame principale axée sur les meurtres en série, David Gemmell évoque son expérience en temps que journaliste et nous parle grâce à des petits détails savoureux des travers du monde de la presse. Il place également son histoire sur fond de tensions sociales et raciales qui furent celles du Londres des années 1980 qui ne vont cesser de croître tout au long du roman et mener à des émeutes violentes, un point d’histoire que je ne connaissais pas et qui est bien dépeint dans ce roman.

C’était une lecture agréable mais qui manquait de rythme et de profondeur. J’ai trouvé certains passages maladroits et les différents éléments de l’histoire n’étaient pas très bien liés les uns aux autres. Cela dit, moi qui avait cru avoir trouvé bien trop tôt le meurtrier, j’ai quand même été en partie surprise par la fin. En bref, je dirais que c’est un policier qu’il est bon de découvrir quand on est fan de l’auteur mais qui ne révolutionne pas le genre.

Note finale : 6/10

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