Grand Prix des lectrices Elle : le bilan

Hello à tous !

Aujourd’hui, j’avais envie de revenir un moment avec vous sur cette aventure formidable qu’a été ma participation au Grand Prix des Lectrices Elle et faire un petit bilan. Peut-être que vous aimeriez vous aussi en faire partie un jour, ou bien peut-être êtes-vous tout simplement curieux de connaître mon top, en tout cas j’espère que ce petit article vous plaira !

Bon, commençons par dire que malgré le nom de ce prix littéraire, non, je ne suis pas une lectrice Elle ! J’ai arrêté de lire des magazines féminins depuis des années, ça a suffisamment affecté l’adolescente que j’étais pour ne pas continuer à m’infliger ça à l’âge adulte … Bref, tout ça pour dire qu’on peut tout à fait faire partie du jury même si on n’a pas touché un Elle depuis des années.

Qu’on aime ou pas ce magazine, le fait est que le prix littéraire qui porte son nom fait pas mal parler de lui. La pré-sélection faite par la rédaction du magazine est intéressante car elle se concentre en majorité sur les jeunes auteurs ou les premiers ouvrages, et élimine ceux qui ont déjà été primés. Quand je me suis penchée un peu plus sur son fonctionnement, j’ai été impressionnée de voir le nombre d’ouvrages en lice chaque année. Ce gros travail mené par un jury exclusivement composé de lectrices m’a tout de suite fait énormément envie, malgré l’ampleur du challenge. Cela faisait plusieurs mois que j’avais bien envie de participer à un prix de lecteurs, et quand j’ai vu le formulaire pour celui-ci, j’ai foncé et j’ai été surexcitée d’apprendre que j’allais en faire partie !

Comment ça marche ? 

Chaque année, 120 lectrices sont sélectionnées et sont réparties en 8 groupes de 15, chaque groupe correspondant à un jury mensuel. De septembre à avril, chaque jurée doit lire 3 livres par mois (un roman, un document, un policier), sauf lorsque c’est le tour de son jury mensuel et alors, il faut lire 7 livres. Par exemple, étant du jury de février, j’ai dû lire avec mes 14 collègues 7 livres en décembre (3 romans, 2 documents, 2 policiers) et les noter, ce qui a permis de faire une première sélection. Le roman, le document et le policier choisis ont ensuite été lus par l’ensemble du jury en février. (J’espère que c’est clair … !)

Vous l’aurez donc sûrement compris, c’est très exigeant ! Chaque mois, l’équipe du Prix nous fait parvenir les ouvrages et nous donne une dead line pour tout lire, commenter et noter. Ces lectures doivent donc être une priorité au sein de notre pile à lire. Au début, on se dit que trois ouvrages par mois, ce n’est pas une grosse charge, mais très vite vous voyez les semaines défiler, et quand arrive le tour de notre jury avec 7 livres à lire d’un coup, la mission qui nous incombe prend vite un autre poids ! Parfois, ça peut générer de la frustration puisque tout le reste de la PAL est en attente, et qu’on doit par moments se lancer dans une lecture qui ne nous fait pas vraiment envie alors que d’autres titres très alléchants nous attendent dans notre bibliothèque.
Si vous souhaitez faire partie de ce jury, il faut donc avoir un vrai rythme de lecture et être sûre que vous souhaitez vous engager sur plus d’une demi-année.

Voilà pour les aspects non pas négatifs mais disons plutôt contraignants de la participation au Grand Prix. Mais bien sûr, il y a aussi et surtout des points positifs. Être jurée, c’est avant tout 8 mois de découvertes littéraires, d’échanges, de challenge. Je n’ai jamais été aussi au fait de l’actualité littéraire que durant ces 8 mois, puisque je devais lire des ouvrages sortis récemment voire pas encore parus. En temps normal, jamais je n’achète les grands formats dès leur sortie, les titres qui me font vraiment envie, soit je les attends en poche, soit je croise les doigts pour que ma bibliothèque les acquièrent. C’est donc un luxe et un vrai plaisir pour une passionnée !
J’ai eu des échanges très intéressants sur le groupe Facebook mais aussi sur Instagram pendant ces longs mois de lecture, j’ai lu des tas de points de vue très différents sur une même lecture, et j’ai aussi, je pense, fait des progrès dans ma façon de rédiger des avis et de structurer mes pensées (étant obligée d’écrire un commentaire un minimum correct pour le magazine). J’ai surtout lu des ouvrages extrêmement variés, dont certains n’auraient probablement jamais atterri dans ma pile à lire si j’avais eu à les choisir seule. Il y a eu des lectures franchement pénibles, et d’autres magnifiques. Bref, une véritable aventure que j’espère sincèrement réitérer un jour … mais d’abord, retour à ma PAL à moi et à la lecture sans pression !!


 

Mon top 3

Catégorie roman
Le chant des revenants de Jesmyn Ward

Je découvrais pour la première fois la plume de Jesmyn Ward et elle m’a frappée en plein coeur. Pas dès les premières pages, mais ses personnages et son atmosphère du Sud des Etats-Unis se sont insinués peu à peu en moi et se sont si bien accrochés qu’aujourd’hui encore, je me souviens de toutes ces sensations éprouvées pendant la lecture. Ce mélange de rage et d’amour, de rêves éclatés et d’espoir, et surtout ce cri qui semble venir directement de la terre et du passé … C’est extraordinaire, et j’ai d’ailleurs déjà un autre roman de cette autrice dans ma PAL.

Pas loin derrière : La vraie vie d’Adeline Dieudonné et Vigile de Hyam Zaytoun.

Catégorie document
Madame, vous allez m’émouvoir de Lucie Tesnière

Dans ce beau document enrichi de photos, Lucie Tesnière retrace le parcours de sa famille lors des deux Guerres Mondiales. Ce n’est pas une historienne, juste une jeune femme comme tout le monde qui a voulu se plonger dans sa propre histoire et qui nous livre ici le résultat de ses recherches, en nous contant les aventures de Jean, de Paul, de Jeanette. J’ai adoré la façon qu’a eu l’autrice de nous inclure dans tout le processus de création de l’ouvrage. Elle raconte comment elle en est venu à vouloir l’écrire, ses hésitations, ses doutes mais aussi la réaction de ses proches. J’ai parfois eu l’impression qu’elle parlait de ma propre famille tant je me sentais proche de tous ces gens.

Pas loin derrière : Ici les femmes ne rêvent pas de Rana Ahmad.

Catégorie policier
Dura Lex de Bruce DeSilva

J’ai dévoré ce roman qui avait selon moi tout pour être le polar parfait. Pourtant, on sait dès le début qui est le tueur en série, ce n’est pas le scénario classique de la résolution d’une enquête mais un roman brillant qui pose de vraies questions sur le système judiciaire aux Etats-Unis et nous plonge dans une Amérique rongée par la crise économique. J’ai été horrifiée et révoltée, et la fin m’a donnée de vrais frissons. Et comme dans chaque polar qui me plaît vraiment, j’ai été totalement séduite par la galerie de personnages de ce roman, tous très attachants (bon, à part le tueur …) de par leurs failles et leur humour. Un auteur que je vais suivre !

Pas loin derrière : Rituels d’Ellison Cooper

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