Sherlock Holmes et les monstruosités de Miskatonic – James Lovegrove

La quatrième : 

« Printemps 1895. Malgré quinze années de combat contre des entités surnaturelles, quinze années qui ont coûté sa santé à Sherlock Holmes mais aussi la vie à Mary, épouse du Dr. Watson, les deux amis accourent sans hésiter lorsqu’on les appelle à Bedlam, asile psychiatrique de triste renommée. Ils y rencontrent un étrange patient qui parle r’lyehen, la langue des Grands Anciens. L’homme, amnésique, est horriblement mutilé.

Les détectives découvrent qu’il s’agit d’un scientifique ayant étudié à l’Université Miskatonic, et l’un des deux survivants d’une expédition maudite visant à capturer un Shoggoth, une créature quasi-mythique. Mais comment cet homme a-t-il atterri à Londres, et pourquoi a-t-il perdu l’esprit ? Lorsque le mystérieux patient disparaît, enlevé par des forces occultes, il devient évident que l’affaire ne se limite pas à son cas. C’est seulement en apprenant ce qui s’est réellement passé lors de cette désastreuse expédition en Nouvelle-Angleterre que Holmes et Watson pourront mettre au jour la vérité, et qui se cache derrière la monstruosité du Miskatonic… »


Et si Sherlock Holmes n’avait en réalité jamais combattu le crime, mais des forces bien plus sombres et occultes ? Et si Watson avait consacré sa vie à réécrire leurs aventures pour en gommer le paranormal et justifier leurs activités aux yeux du grand public ?

C’est ce que nous propose avec brio James Lovegrove dans ses Dossiers Cthulhu et notamment dans ce second tome, « Sherlock Holmes et les monstruosités de Miskatonic ». Dès le départ, il est difficile de ne pas se laisser embarquer car l’auteur joue vraiment le jeu à fond en annonçant en préface qu’il ne fait que retranscrire un manuscrit dont il aurait hérité du Dr Watson via un parent éloigné, un certain H.P. Lovecraft … ! Bref, dès les premières lignes, l’ambiance est posée, une délicieuse angoisse s’installe et le lecteur ne peut que tomber tête la première dans ce mashup dément.

Dans ce roman, nos deux célèbres comparses sont appelés à Bedlam, asile psychiatrique londonien où est enfermé un patient mutilé qui parle le r’lyehen, la langue des Grands Anciens. Peu après, celui-ci sera enlevé par une entité surnaturelle et cela mènera Holmes et Watson sur le chemin d’horribles révélations et de monstruosités tapies dans les noirs recoins de notre planète …

Les références aux romans de A.C. Doyle et H.P. Lovecraft sont nombreuses et savoureusement remaniées et imbriquées les unes dans les autres, créant ainsi un univers ultra riche où on se plonge avec délice, allant parfois jusqu’à oublier que Watson n’est qu’un personnage de fiction et que ces horreurs lovecraftiennes ne sont que pures inventions ! Le rythme du roman nous laisse peu de répit, notamment grâce à la deuxième partie qui fait intervenir un autre narrateur, et c’est comme ça qu’en deux jours, j’ai englouti cette histoire. Je suis épatée par cette création en hommage à ces deux grandes oeuvres littéraires, j’ai bien envie d’aller lire un Lovecraft maintenant, ou le premier tome de cette saga !

Note finale : 7,5/10

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